"le partage", valeur
si prônée par notre société de consommation mais illusion du partage comme
l'illustre si bien notre ami perse Hodja (ou Djeha au Maghreb), le sage
fou...
Un jour, Naserdine Hodja sortait de la
mosquée accompagné de son voisin, Moustafa. Devant la porte, il y avait un homme
endormi. C'était un pauvre mendiant qui passait ses journées et ses nuits
dehors, qu'il pleuve ou qu'il fasse beau, qu'il fasse froid ou qu'il fasse
chaud, pour la simple raison qu'il n'avait pas de
maison.
- Laisser un homme dans la rue est une
honte pour la communauté, dit Naserdine Hodja. Si j'avais deux maisons, je lui
en aurais donné une.
- C'est vrai ? dit le
voisin.
- Sans aucun doute, il faut partager
dans la vie !
- Et supposons que tu aies deux
jardins, tu lui en donnerai un ?
- Absolument
!
- Et si tu avais deux chevaux
?
- Il va de soi que je lui en donnerai
un !
- Et si tu avais deux vaches
?
- Je lui donnerai la plus belle
!
- Magnifique ! Et si tu avais deux
poules ?
- Ah... non ! Il n'en est pas question
!
- Je ne comprends pas : comment peux-tu
lui refuser une poule, alors que tu as accepté de lui donner une maison, un
jardin, un cheval et une vache ?
- C'est que j en'ai pas deux maisons,
ni deux jardins, encore moins deux chevaux ou deux vaches mais j'ai deux poules
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